La gestion active ou passive des régimes de retraite généraux du Canada : analyse comparative

Consulter le rapport
La gestion active ou passive des régimes de retraite généraux du Canada : analyse comparative.pdf

Consulter les données
Données des figures 3-1 et 3-2.xlsx

Résumé
En réponse à l’intérêt des parlementaires, le DPB a analysé le rendement des investissements de l’Office d’investissement du régime de pensions du Canada (OIRPC) et de l’Office d’investissement des régimes de pensions du secteur public (OIRPSP). Plus précisément, l’analyse avait pour but de déterminer si leur stratégie de gestion active rapportait plus qu’une stratégie de gestion passive, déduction faite des coûts supplémentaires de gestion inhérents à une stratégie active.

On peut dire de la gestion active qu’elle vise à obtenir un meilleur rendement en trouvant des investissements qui surpasseront un point de référence donné. Elle est habituellement plus complexe que la gestion passive et entraîne des frais de personnel supplémentaires.

Quant à la gestion passive, elle vise à reproduire un point de référence ou un indice donné afin d’obtenir le même rendement ou un rendement très semblable.

L’analyse du DPB compare les rendements réels de l’OIRPC et l’OIRPSP, qui fonctionnent tous deux selon le mode de gestion active, au rendement d’un portefeuille passif personnalisé. L’analyse couvre la période allant de 2006 2007 jusqu’à leurs rapports annuels les plus récents (2018-2019 pour l’OIRPC et 2017-2018 pour l’OIRPSP). Tous les coûts de transaction et les frais de gestion relatifs à la gestion active des fonds sont déduits du rendement annuel, tandis que les charges d’exploitation sont présumées être les mêmes pour l’OIRPC et pour l’OIRPSP, quelle que soit la stratégie.

Le portefeuille passif créé par le DPB repose sur deux indices élevés d’actions de sociétés ouvertes et de titres à revenu fixe. Le scénario de référence du portefeuille passif se compose à 70 % d’actions et à 30 % de titres à revenu fixe. Le DPB a aussi procédé à une analyse de sensibilité des pondérations attribuées au portefeuille passif, avec un pourcentage d’actions plus élevé (85 %), puis moindre (55 %).

Dans les trois scénarios, les rendements nets réels de l’OIRPC surpassent les rendements générés par la stratégie passive. Pour le scénario de référence, à la fin de la période, le total des actifs nets gérés surpasse de 48,4 milliards de dollars le rendement qu’aurait généré la stratégie passive, ce qui représente un rendement supplémentaire annuel moyen de 1,2 %. Pour les scénarios à pourcentage des actions plus ou moins élevé, les actifs nets gérés à la fin de la période sont supérieurs de 31,5 et de 66,7 milliards de dollars, ce qui représente un rendement supplémentaire annuel moyen de 0,6 et de 1,8 %, respectivement.

Les rendements nets réels de l’OIRPSP sont sensiblement les mêmes que ceux générés par la stratégie passive. Pour le scénario de référence, à la fin de la période, le total des actifs nets gérés surpasse de 1,7 milliard de dollars le rendement qu’aurait généré la stratégie passive, ce qui représente un rendement supplémentaire annuel moyen de 0,3 %. Pour les scénarios à pourcentage des actions plus ou moins élevé, à la fin de la période, les actifs nets gérés étaient inférieurs de 6,1 milliards et supérieurs de 9,8 milliards de dollars, ce qui représente un rendement inférieur moyen annuel de 0,4 % et un rendement supérieur moyen annuel de 0,9 %, respectivement.