Mise à jour de l’analyse de scénario : chocs dus à la pandémie de la COVID-19 et à la chute des prix du pétrole

Le DPB a publié sa première analyse de scénario sur les chocs dus à la pandémie de COVID‑19 et à la chute des prix du pétrole le 27 mars pour aider les parlementaires à évaluer les possibles répercussions économiques et financières.

Ce rapport présente une mise à jour de l’analyse de scénario. Il tient compte des nouvelles mesures fédérales annoncées jusqu’au 7 avril inclusivement, ainsi que des prévisions révisées des mesures financières annoncées précédemment. Le scénario économique présenté dans le rapport du 27 mars demeure inchangé. Le DPB le mettra à jour dans un futur rapport.

Comme nous l’indiquions dans le premier rapport, nous insistons sur le fait que le présent scénario ne constitue pas une prévision. Il ne montre qu’une des issues possibles à la situation.

Scénario financier

Les résultats budgétaires tiennent compte des mesures budgétaires fédérales totalisant 105,5 milliards de dollars annoncés en date du 7 avril, qui se fondent sur les estimations de coûts de Finances Canada et du DPB.

  • Selon le scénario économique, y compris les mesures annoncées par le gouvernement fédéral, le déficit budgétaire atteindra 27,4 milliards de dollars en 2019-2020, puis 184,2 milliards de dollars en 2020-2021.
  • Par rapport à la taille de l’économie canadienne, le déficit s’élèvera à 1,2 % du PIB en 2019-2020 et à 8,5 % en 2020-2021.

Pour situer ce déficit budgétaire dans une perspective historique, rappelons que la dernière fois qu’il a atteint près de 8,5 % du PIB, c’était en 1984-1985. En 2019-2020, le déficit sera supérieur de 0,7 milliards de dollars au déficit prévu dans le scénario du 27 mars, et en 2020‑2021, de 71,5 milliards de dollars.

  • L’augmentation du déficit budgétaire et la diminution du PIB nominal hausseront le ratio de la dette fédérale au PIB à 41,4 % en 2020-2021.
  • La dernière fois que le ratio de la dette fédérale au PIB a atteint plus de 41,4 %, c’était en 2002-2003. Il demeure toutefois bien en deçà du sommet de 66,6 % établi en 1995-1996 (depuis 1966‑1967).

Malgré les mesures annoncées récemment, d’autres mesures financières pourraient être nécessaires pour soutenir l’économie au cours des prochains mois.

De plus, après la mise en place des mesures de soutien, des mesures de relance financières pourraient être nécessaires pour que l’économie redémarre, surtout si le comportement des consommateurs et des entreprises ne revient pas à la « normale » rapidement.

Rappelons qu’avant les chocs dus à la pandémie de COVID-19 et à la chute des cours du pétrole, le gouvernement affichait un bilan sain. En outre, étant donné que les taux offerts sur le marché du crédit sont historiquement bas et compte tenu de l’expérience du passé, tout laisse croire que le gouvernement pourrait contracter d’autres emprunts importants s’il le fallait.

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