Suivi économique et financier - Février 2020

La croissance de l’économie canadienne a fortement ralenti au cours du quatrième trimestre de 2019. Elle a été considérablement moins élevée que ce qui était prévu dans les Perspectives économiques et financières de novembre 2019.

  • Le DPB estime que le PIB réel a augmenté de 0,3 % (taux annuel) au dernier trimestre de 2019, alors que plusieurs perturbations temporaires ont ralenti l’activité commerciale.
  • Nous prévoyons que le PIB réel connaîtra une croissance de 1,5 % au premier trimestre de 2020. Nous nous attendons à ce que certaines des répercussions des perturbations soient renversées, mais nous prévoyons un ralentissement de la croissance notamment en raison du coronavirus et de l’affaiblissement de l’investissement des entreprises.

Le ralentissement observé au quatrième trimestre découle de perturbations temporaires dans le secteur minier, le secteur pétrolier et gazier, le secteur de l’automobile et le secteur du transport ferroviaire. Nous prévoyons que le coronavirus (2019-nCoV) entraînera une croissance du PIB réel plus faible de 0,3 points de pourcentage au cours du premier trimestre de 2020. Cela dit, les estimations de l’incidence globale du coronavirus demeurent très incertaines pour l’instant.

Pour l’exercice 2019-2020, nous prévoyons que le solde budgétaire du gouvernement sera de 23,5 milliards de dollars (1,0 % du PIB). Nos projections actualisées du déficit budgétaire en 2019-2020 sont :

  • supérieures de 2,3 milliards de dollars aux estimations contenues dans les Perspectives économiques et financières de novembre 2019;
  • inférieures de 3,1 milliards de dollars au déficit indiqué par Finances Canada dans sa mise à jour économique et financière de décembre 2019. En excluant l’ajustement des risques du gouvernement, nos prévisions actuelles se chiffrent à 1,6 milliard de dollars de moins.

Notre projection actualisée comprend 1,6 milliard de dollars en nouvelles mesures gouvernementales annoncées dans la mise à jour économique et financière, mais dont nos perspectives de novembre ne tenaient pas compte. Une somme additionnelle de 0,8 milliard de dollars en évolutions financières s’ajoute au déficit budgétaire à cause des dépenses d’exploitation plus élevées, mais elle est en partie contrebalancée par des revenus plus importants.

Notre révision à la hausse des dépenses d’exploitation du gouvernement reflète la hausse du coût du service courant pour les régimes de retraite et d’autres avantages futurs et résulte de nouveaux renseignements fournis dans la mise à jour économique et financière.

Communiqué de presse

Le directeur parlementaire du budget fait état d’un ralentissement de l’économie et d’une croissance du déficit fédéral ↗

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