Perspectives économiques et financières octobre 2016

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Le présent rapport donne suite à la motion adoptée par le Comité permanent des finances le 4 février 2016. Il tient compte des données disponibles jusqu’au 14 octobre 2016 inclusivement, ainsi que de l’accord de principe du 20 juin 2016 sur la bonification du Régime de pensions du Canada (RPC) . Par contre, le présent rapport n’inclut pas les mesures sur le marché de l’habitation ni l’approche proposée de tarification du carbone que le gouvernement a annoncées le 3 octobre 2016.

Le DPB prévoit que la croissance du produit intérieur brut (PIB) réel passera de 1,2 % en 2016 à 2,3 % en 2017 et à 2,2 % en 2018, sous l’effet de mesures fiscales fédérales et de relance monétaire pour stimuler la demande intérieure. La croissance économique devrait ensuite ralentir de 2019 à 2021 en raison d’une atténuation de la croissance de l’investissement des entreprises et des exportations.

En raison de la remontée du prix des produits de base, l’inflation du PIB (indicateur de l’inflation des prix à l’échelle de l’économie) devrait bondir de 0,5 % en 2016 à 2,5 % en 2017, pour ensuite se stabiliser à 2,0 % en moyenne jusqu’à la fin de l’horizon de projection. Le PIB nominal – l’indicateur le plus large de l’assiette fiscale – devrait croître de 3,7 % par année, en moyenne, de 2016 à 2021.

Perspectives économiques

%

2016

2017

2018

2019-2021

Croissance du PIB réel

1,2

2,3

2,2

1,7

Inflation du PIB

0,5

2,5

2,1

2,0

PIB nominal (milliards de $)

2 017

2 117

2 208

2 379

Dans l’ensemble, nos perspectives de l’économie canadienne restent les mêmes que dans notre rapport d’avril dernier. En effet, une croissance moindre du PIB réel à court terme sera compensée par une croissance plus forte à moyen terme; cette amélioration découle de la hausse des dépenses des gouvernements infranationaux, de la poursuite de la politique de relance monétaire et de la baisse de la prime de terme. De 2016 à 2021, nous projetons que la croissance du PIB réel sera en moyenne de 1,8 % par année; c’est aussi le taux que nous avions projeté en avril dernier.

Nous estimons maintenant à 3,7 % la croissance annuelle moyenne du PIB nominal; cette très légère baisse par rapport au taux de 3,8 % projeté en avril est attribuable à la faiblesse de l’inflation du PIB en 2016. Rajusté en fonction des révisions passées, le niveau du PIB nominal de 2016 à 2021 est, en moyenne, de 15 milliards de dollars (0,7 %) inférieur chaque année à la projection d’avril dernier.

Notre projection du PIB nominal est en moyenne de 26 milliards de dollars (1,2 %) supérieure, chaque année de 2016 à 2020, à l’hypothèse de planification retenue par le gouvernement dans le Budget de 2016. Dans son rapport d’avril 2016, le DPB projetait que l’écart par rapport à l’hypothèse du gouvernement serait plutôt de 40 milliards de dollars (1,8 %) par année de 2016 à 2020.

Le DPB a revu à la baisse ses hypothèses à long terme pour les bons du Trésor à 3 mois et les obligations d’État à 10 ans. Cette révision s’explique par le changement, en avril 2016, du taux neutre estimé par la Banque du Canada, ainsi que par la réduction de la prime de terme projetée des obligations d’État à 10 ans. En raison partiellement de cette révision de nos hypothèses, nous projetons maintenant un taux d’intérêt plus faible qu’en avril dernier.

Nos projections financières n’ont pas beaucoup changé depuis avril. Nous continuons de projeter que le déficit va diminuer à moyen terme, passant de 22,4 milliards de dollars en 2016-2017 à 9,4 milliards de dollars en 2021‑2022. Comparativement à notre rapport d’avril, nous projetons des déficits légèrement plus élevés en 2016‑2017 et en 2017-2018, mais des déficits plus faibles par la suite.

Perspectives financières

Prévision

G$

2015-2016

2016-2017

2017-2018

2018-2019

2019-2020

2020-2021

2021-2022

Revenus budgétaires

295,5

292,8

304,7

317,2

331,6

346,4

362,0

Charges de programmes

270,8

291,3

305,2

308,9

314,7

324,2

336,4

Frais de la dette publique

25,6

24,0

24,5

26,4

29,9

32,9

35,0

Total des charges

296,4

315,2

329,7

335,3

344,6

357,0

371,4

Solde budgétaire

-1,0

-22,4

-24,9

-18,2

-13,0

-10,6

-9,4

Dette fédérale (% du PIB)

31,1

31,7

31,3

30,9

30,3

29,7

29,0

Les recettes découlant de l’impôt sur le revenu, faibles en 2016‑2017, devraient augmenter à moyen terme, à mesure que l’économie se rétablira et que les profits des entreprises remonteront après le déclin temporaire du printemps 2016. Comme nous révisons à la baisse les taux d’intérêt projetés, nous estimons que les frais de la dette publique seront moins élevés que prévu, le gouvernement continuant de refinancer sa dette à des taux encore plus bas que ce que nous avions prévu sur notre horizon à moyen terme.

Les projections du DPB relatives au déficit budgétaire pour la période de 2016-2017 à 2020-2021 se situent 4,8 milliards de dollars en deçà des prévisions du Budget de 2016. Cette différence correspond à peu près au rajustement de ses prévisions par le gouvernement, qui a retranché de ses recettes l’équivalent de 6 milliards de dollars pour chaque année de son horizon de planification.

Dans le Budget de 2016, le gouvernement s’est engagé à réduire le ratio de la dette fédérale au produit intérieur brut (PIB) à un niveau inférieur sur une période de cinq ans se terminant en 2020-2021; il en résulte comme cible budgétaire l’atteinte d’un ratio dette-PIB d’au plus 31 % en 2020-2021. Or, à la lumière des plans d’impôt et de dépenses actuels du gouvernement, nous projetons que le ratio de la dette fédérale au PIB sera de 29,7 % en 2020‑2021. Selon les projections économiques et fiscales du DPB, le gouvernement devrait atteindre sa cible deux ans avant le délai qu’il s’est fixé, ce qui signifie que son plan financier actuel lui laisse une marge de manœuvre à cet égard.

Rapports connexes

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    Le DPB prévoit une reprise lente de l’économie canadienne, qui doit s’adapter à la baisse des prix des produits de base et à un rééquilibrage, les dépenses de consommation et le logement cédant le pas aux exportations et à l’investissement des entreprises. Se fondant uniquement sur les mesures contenues dans le budget de 2015, le DPB prévoit des déficits annuels qui atteindront en moyenne 4,3 milliards de dollars (0,2 % du PIB) de 2016-2017 à 2020-2021. La dette fédérale devrait reculer, passant de 31 % du PIB en 2014-2015 à 26,2 % en 2020-21.

    2015 2016 2017 2018 2019 2020
    -2016 -2017 -2018 -2019 -2020 -2021
    Solde budgétaire (milliards de $) 1,2 -3,0 -4,7 -5,0 -4,6 -4,2
    Dette fédérale (% du PIB) 30,8 29,9 28,8 27,9 27,1 26,2

  • 19 avril 2016

    Le présent rapport donne suite à la motion adoptée par le Comité permanent des finances le 4 février 2016. Il tient compte des données disponibles jusqu’au 12 avril 2016 inclusivement.