Perspectives économiques et financières - Avril 2016

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Résumé
Le présent rapport donne suite à la motion adoptée par le Comité permanent des finances le 4 février 2016. Il tient compte des données disponibles jusqu’au 12 avril 2016 inclusivement.

Depuis le rapport de novembre 2015 du directeur parlementaire du budget, les perspectives de l’économie mondiale ont continué de se détériorer. Les attentes quant à la trajectoire future du prix des produits de base ont aussi été revues à la baisse.

Malgré cette faiblesse des perspectives externes, le DPB s’attend à ce que les mesures financières du Budget de 2016, combinées à la politique d’accompagnement monétaire en place, aident à soutenir l’économie canadienne.

Le DPB prévoit que la croissance du produit intérieur brut (PIB) réel remontera à 1,8 % en 2016, puis passera à 2,5 % en 2017. La croissance économique devrait ensuite ralentir de 2018 à 2020, en raison de l’arrivée à échéance des mesures budgétaires et de la normalisation de la politique monétaire.

Chaque année de 2016 à 2020, le PIB nominal – l’indicateur le plus large de l’assiette fiscale – devrait être presque de 20 milliards de dollars en deçà, en moyenne, des prévisions du rapport de novembre dernier.

Cependant, notre projection du PIB nominal est, en moyenne, de 40 milliards de dollars supérieure, chaque année de 2016 à 2020, à l’hypothèse de planification retenue par le gouvernement dans le Budget de 2016. En 2016 et en 2017, l’écart atteint presque les 50 milliards de dollars.

Dans ses perspectives budgétaires de novembre 2015, au début de la 42e législature, le DPB avait adopté une hypothèse de planification indépendante fondée sur le statu quo. Ces perspectives ont été mises à jour en fonction des mesures annoncées dans le Budget de 2016 et avant celui‑ci.

Le DPB estime qu’un léger excédent a été enregistré en 2015-2016. Il s’attend à un déficit budgétaire de 20,5 milliards de dollars en 2016-2017, principalement attribuable aux nouvelles mesures de 13,2 milliards de dollars annoncées depuis la Mise à jour d’automne. Le déficit devrait ensuite passer à 24,2 milliards de dollars en 2017-2018, en raison du passage au mécanisme d’équilibre sur sept ans du taux de cotisation à l’assurance emploi (réduction de 15 % des cotisations) et d’une augmentation de 7,5 milliards de dollars des charges de programmes directes.

Ensuite, le déficit devrait redescendre à 12,4 milliards de dollars de 2018-2019 à 2020‑2021, le gouvernement projetant que les charges de programmes directes – particulièrement les dépenses de fonctionnement des ministères – resteront à un niveau fixe de 2017-2018 à 2019-2020.

Le DPB prédit un déficit budgétaire de 4,5 milliards de dollars inférieur, en moyenne, à celui que projette le Budget de 2016 pendant la période visée. Cet écart moyen correspond grosso modo à l’ajustement des prévisions employé dans le Budget de 2016, qui retranche 40 milliards de dollars (soit des revenus de 6 milliards de dollars) au PIB de chaque année de la période de projection du gouvernement.