Émissions de gaz à effet de serre du Canada : évolution, perspectives et réduction

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Le 5 juillet, une version modifiée a été publiée de manière à clarifier les notes du tableau A-1 de l’annexe A. 

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Le Canada a adopté un objectif de réduction de 30 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, par rapport au niveau de 2005. Pour atteindre cet objectif, des changements non négligeables devront être apportés afin de réduire le niveau d’intensité des émissions de GES. Le gouvernement fédéral a adopté des mesures visant à réduire les émissions liées à la production d’électricité et aux transports. En outre, les gouvernements de certaines provinces, dont l’Alberta, la Colombie-Britannique, le Québec et le Manitoba, ont mis en place des mesures modérées pour limiter les émissions, tandis que d’autres ont annoncé des programmes. Bien que substantielles, ces mesures ne permettront probablement pas d’atteindre l’objectif à elles seules. D’autres réductions s’imposeront.

Comme les technologies requises pour atteindre l’objectif sont presque au point, elles n’auront probablement pas beaucoup d’impact sur les modes de vie des Canadiens. En fait, avec certaines technologies, on continuera d’utiliser des combustibles fossiles, mais les émissions seront réduites.

Toutefois, les changements obligés auront forcément un impact sur l’économie, car les sources d’énergie non émettrices de GES sont actuellement plus coûteuses que le charbon bon marché, le gaz naturel et même les produits pétroliers. Selon l’estimation utilisée dans le rapport du DPB, les revenus pourraient être réduits de 1 à 3 % par rapport à ce qu’ils seraient autrement selon l’estimation qu’en fait le DPB.

Ces estimations sont des moyennes pour l’ensemble des secteurs et des régions. Les résultats de chacun des secteurs et des régions seront fort différents vu la variation considérable de GES selon les sources d’émissions actuelles.

Ces estimations montrent également que toute mesure énergique visant à abaisser les émissions comporte des risques non négligeables qui se manifestent de deux façons : 1) un ensemble décousu de programmes de dépollution appliqués dans les différents secteurs et régions, qui risque d’entraîner des coûts inutilement élevés dans certains d’entre eux; 2) la disparité régionale des impacts qui pourrait affecter les efforts pancanadiens. De plus, les mesures existantes comme la réglementation du charbon et l’amélioration future de l’auto-efficience sont assorties de prix implicites du carbone; l’adoption de nouvelles mesures dont la taxe sur le carbone sans qu’il en soit tenu compte adéquatement fera augmenter les coûts totaux parce que les secteurs assujettis à la réglementation devront assumer des coûts additionnels.