Le DPB publie son évaluation des prix des propriétés

Le directeur parlementaire du budget (DPB) a publié aujourd’hui son Évaluation du prix des propriétés. Le rapport présente une évaluation du prix des propriétés par rapport à la capacité des ménages d’emprunter et de payer pour l’achat d’une maison dans certaines villes canadiennes.

Le rapport du DPB dit qu’à partir de 2015, avant la pandémie, le prix des propriétés dans plusieurs villes (Hamilton, Toronto, Ottawa, Victoria, Halifax et Vancouver) s’est « dissocié » de la capacité d’emprunt des ménages, s’élevant à 20 %, ou même plus, au-dessus des prix abordables.

« Juste avant la pandémie, le prix moyen des propriétés au Canada à la fin de 2019 était de 565 800 $, soit 37 % de plus qu’en janvier 2015. L’augmentation de la population a nettement dépassé le nombre de logements construits, ce qui démontre que l’offre n’a pas suivi la demande », a déclaré Yves Giroux, directeur parlementaire du budget.

Le rapport du DPB indique par ailleurs que la capacité d’emprunt des ménages a augmenté pendant la pandémie en raison de la baisse des taux d’intérêt et du soutien financier lié à la COVID-19. Toutefois, dans plusieurs villes, les nouvelles augmentations du prix des propriétés ont largement dépassé les gains sur le plan de la capacité d’emprunt, ce qui a entraîné des écarts d’accessibilité plus importants. « À la fin de 2021, le prix moyen des propriétés à l’échelle nationale était de 811 700 $ – soit 43 % de plus qu’en décembre 2019 et 97 % de plus qu’en janvier 2015. Nous estimons qu’en décembre 2021, le prix moyen des propriétés à Hamilton, Toronto, Halifax et Ottawa était supérieur de plus de 50 % aux niveaux abordables pour les ménages à revenus moyens », a ajouté M. Giroux.

En outre, le rapport indique que les prix moyens des maisons à Vancouver, Montréal et Victoria dépassaient d'environ 30 % à 45 % leurs niveaux abordables, selon la capacité d'emprunt des ménages, en décembre 2021.

Le rapport du DPB compare également la part du revenu d’un ménage moyen consacrée au service des paiements hypothécaires avec le ratio du service de la dette brute (SDB) utilisé par les institutions financières. « Nos résultats suggèrent que la vulnérabilité financière des ménages qui ont récemment acheté une maison est élevée dans plusieurs villes et va se détériorer avec la hausse des taux d’intérêt », a déclaré M. Giroux.

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