Le DPB publie ses perspectives économiques et financières

Le directeur parlementaire du budget (DPB) a publié aujourd’hui ses perspectives économiques et financières. Ce rapport fournit des prévisions de référence aux parlementaires pour les aider à évaluer les résultats économiques et budgétaires des politiques actuelles.

Dans son rapport, le DPB prévoit que la croissance de l’économie canadienne reprendra nettement au cours du deuxième trimestre et qu’elle demeurera solide durant la seconde moitié de 2022 alors que se poursuit la réouverture progressive de l’économie. Considérant la vigueur de la demande, les contraintes incessantes sur l’approvisionnement et les prix des produits de base élevés, l’inflation dans l’ensemble de l’économie continuera de dépasser la croissance du PIB réel en 2022.

« L’inflation, mesurée en fonction des variations annuelles de l’indice des prix à la consommation (IPC), devrait demeurer au-dessus de la cible de 2 % en 2022. Cela dit, à mesure que les contraintes qui pèsent sur les chaînes d’approvisionnement s’allégeront et dès que les prix de l’énergie redescendront des sommets atteints, nous prévoyons que l’inflation de l’IPC retrouvera sa cible au cours du premier trimestre de 2023 », explique Yves Giroux, directeur parlementaire du budget.

En s’appuyant sur ses perspectives concernant l’inflation et l’écart de production, le DPB prévoit que la Banque du Canada va augmenter son taux directeur de 75 points de base cumulatifs cette année, relevant le taux à 1 % d’ici la fin de 2022, puis graduellement jusqu’au taux de 2,25 % durant le premier trimestre de 2024.

En se fondant sur les politiques actuelles, le DPB prévoit des déficits budgétaires de 139,8 et 47,9 milliards de dollars en 2021 2022 et en 2022 2023, respectivement (ou 5,6 % et 1,8 % du PIB). Le ratio de la dette fédérale au PIB devrait atteindre 47,7 % en 2021 2022 avant de revenir progressivement à moyen terme à 42,3 %.

Abstraction faite des mesures du programme électoral encore à réaliser et du budget du gouvernement à venir, les risques qui pèsent sur les prévisions du DPB sont plutôt équilibrés.

« Les autres mesures de la plateforme représentent 48,5 milliards de dollars en nouvelles dépenses et posent un risque accru d’augmentation de nos prévisions pour le déficit et la dette à moyen terme. Si le budget de 2022 devait comprendre des dépenses permanentes plus substantielles par rapport aux dépenses prévues, il existe un risque que la trajectoire descendante de la dette fédérale au PIB que nous prévoyons à moyen terme doive être inversée », ajoute M. Giroux.

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