Le DPB estime que les coûts des puits orphelins atteindront 1,1 milliard de dollars d’ici 2025

Le directeur parlementaire du budget (DPB) a publié aujourd’hui une estimation indépendante du coût de nettoyage des puits de pétrole et de gaz orphelins du Canada. La plupart de ces puits se trouvent en Alberta et en Saskatchewan. Leur fermeture permet de protéger les eaux souterraines et de surface, et de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Les organismes de réglementation provinciaux exigent des sociétés pétrolières et gazières qu’elles ferment les sites de puits inactifs. Dans les cas où il n’y a pas d’exploitant connu, financièrement viable ou capable de s’acquitter des responsabilités environnementales associées à la fermeture des puits, ceux-ci seront considérés comme orphelins. En Alberta, le nombre de puits orphelins est passé de 700, en 2010, à plus de 8 600 en 2020, tandis qu’en Saskatchewan, il est passé d’environ 300 puits en 2015 à 1 500 en 2020. La majeure partie de cette hausse s’est produite au cours des cinq dernières années, à un rythme moyen de 35 % par année. Selon nos estimations, plus de 10 000 puits pourraient devenir orphelins dans les cinq prochaines années, ce qui ferait passer leur nombre total à près de 18 000.

« Plus le nombre de puits orphelins augmente, plus le coût prévu pour le nettoyage et le respect des responsabilités environnementales augmente. Nous estimons que le nettoyage des puits de pétrole et de gaz, à l’échelle nationale, passera de 361 millions de dollars en 2020 à 1,1 milliard de dollars d’ici 2025 », indique Yves Giroux, DPB.

En 2020, le gouvernement fédéral a versé 1,7 milliard de dollars aux gouvernements de l’Alberta, de la Saskatchewan et de la Colombie Britannique pour les aider à nettoyer les puits de pétrole et de gaz inactifs. Il devrait donc y avoir assez d’argent pour respecter les responsabilités environnementales. Mais d’après ce qui a été observé récemment, près de la moitié des fonds déboursés en Alberta ont servi à nettoyer des puits appartenant à des sociétés financièrement viables. Si cette tendance se poursuit, les fonds actuels risquent d’être insuffisants pour nettoyer les puits orphelins.

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