Des taux d’intérêt plus élevés atténuent l’effet stimulant des mesures du budget de 2021

Le directeur parlementaire du budget (DPB) publie aujourd’hui son évaluation des effets des mesures du budget de 2021.

Dans ce rapport, le DPB poursuit l’évaluation qu’il avait entreprise précédemment sur les dépenses de relance économique prévues dans le budget de 2021 pour s’intéresser aux mesures budgétaires additionnelles, ainsi qu’aux mesures de politique monétaire. Le rapport présente également une analyse de sensibilité du scénario postbudgétaire qui en résulte.

« Nous estimons que les mesures contenues dans le budget de 2021 auront pour effet de doper temporairement la croissance du PIB réel en 2021 et 2022. Selon nos prévisions, d’ici la fin 2025, ces mesures auront permis la création de quelque 89 000 emplois nets », a déclaré Yves Giroux, le DPB.

Selon les évaluations du DPB, à la faveur de l’augmentation de l’activité économique et sous l’effet d’une hausse de l’inflation, il y aura un ajustement de la politique monétaire, avec le relèvement du taux directeur de 50 points de base au second semestre de 2022 par rapport aux perspectives prébudgétaires du DPB.

« La hausse des taux d’intérêt atténuera l’effet stimulant des mesures du budget de 2021. Cela signifie que les recettes publiques n’augmenteront pas au maximum de ce qu’elles pourraient. Le coût du service de la dette gouvernementale actuelle sera aussi plus élevé », a poursuivi M. Giroux.

Le scénario postbudgétaire du DPB ne fait état d’aucun nouveau développement économique depuis les perspectives prébudgétaires de mars. Il ne présente que l’incidence des mesures prévues dans le budget de 2021 par rapport aux perspectives prébudgétaires du DPB.

Selon le scénario postbudgétaire du DPB, en 2025-2026, le déficit budgétaire atteindra 36 milliards de dollars (1,2 % du PIB), et la dette fédérale s’établira à 49,2 % du PIB.

Pour illustrer l’incertitude entourant le scénario postbudgétaire, le rapport présente une répartition des résultats futurs possibles se fondant sur la performance des prévisions passées des économistes du secteur privé dans l’enquête de Finances Canada.

« En supposant qu’il n’y aura aucune intervention politique ultérieure, nous estimons à seulement 5 % la probabilité que le budget soit équilibré ou excédentaire en 2025-2026. Nous estimons également qu’il y a 35 % de chances que le ratio de la dette fédérale au PIB en 2025-2026 soit supérieur à son niveau de 51,3 % du PIB en 2021-2022 », a conclu M. Giroux.

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