La Banque de l’infrastructure du Canada n'atteindra probablement pas ses objectifs de dépenses, selon le DPB

Le directeur parlementaire du budget (DPB) a publié aujourd’hui une analyse des dépenses et des engagements d’investissement de la Banque de l’infrastructure du Canada (BIC) depuis sa création en 2017 dans le cadre d’Investir dans le Canada, un plan de 187,8 milliards de dollars, mis sur pied par le gouvernement.

La BIC a été créée pour investir 35 milliards de dollars dans de grands projets d’infrastructure générateurs de revenus, conçus et mis en œuvre en partenariat avec des investisseurs des secteurs public et privé et institutionnels et axés sur des secteurs prioritaires définis pas le gouvernement. Ces priorités sont notamment le transport en commun, l’infrastructure verte, l’énergie propre, la large bande, le commerce et le transport, ainsi que les communautés autochtones.

Quatre ans après le début de son mandat, les fonds de la CIB sont déboursés beaucoup plus lentement que prévu. Selon le rapport Banque de l’infrastructure du Canada — Perspectives des dépenses, le DPB estime qu'il est peu probable que la BIC débourse 35 milliards de dollars au cours de son mandat de 11 ans, prévoyant un manque à gagner de 19 milliards de dollars.

Le DPB est d’avis que les retards de financement de la BIC peuvent être en partie attribuables aux politiques choisies. Près de la moitié des projets présentés à ce jour (189 projets) ne relèvent pas du mandat que le gouvernement a défini pour la BIC parce qu’ils sont trop petits, qu’ils n’ont pas la participation d’un promoteur public ou privé ou qu’ils ne correspondent pas à l’un des secteurs prioritaires.

Le rapport établit aussi une comparaison de l’activité d’investissement de la BIC avec des organisations publiques canadiennes investissant dans les infrastructures.

« Les dépenses de la BIC sont beaucoup plus lentes que prévu, mais les retards de financement sont courants pour les projets d'investissement en infrastructure public-privé », déclare le DPB Yves Giroux. « D’après notre analyse des organisations comparables, les décaissements de la BIC progressent légèrement en dessous du taux moyen – plus lentement qu’Infrastructure Ontario et la Caisse de dépôt et placement, mais plus rapidement que PPP Canada. »

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