Amélioration des perspectives de l’économie canadienne à la veille du budget de 2021

Le directeur parlementaire du budget (DPB) a publié ses perspectives pré-budgétaires aujourd’hui. Son rapport tient compte des mesures annoncées dans l’Énoncé économique de l’automne du gouvernement fédéral, à l’exception des 70 à 100 milliards de dollars destinés aux dépenses de relance économique.

En se fondant sur les politiques actuelles, le DPB prévoit une croissance économique de 5,6 % en 2021 et de 3,7 % en 2022, soit une hausse de presque un point de pourcentage complet au cours de chacune des deux années par rapport aux perspectives de septembre 2020.

Excluant toute mesure prévue dans le budget 2021, les déficits budgétaires pour 2020-21 et 2021-22 s'élèveraient à 363,4 milliards de dollars et 121,1 milliards de dollars, respectivement (ou 16,5 % et 5,0 % du PIB). La dette fédérale atteindra 49,8 % du PIB en 2021-2022, puis retombera graduellement à 45,8 % du PIB en 2025-2026.

« L’amélioration des perspectives proviennent en bonne partie de la hausse du prix des matières premières, de la forte reprise économique aux États-Unis et de l’arrivée de vaccins efficaces un peu plus tôt qu’initialement prévu, a affirmé le DPB Yves Giroux. Nous nous attendons à ce que le niveau d’emploi regagne le terrain perdu depuis le début de la pandémie d’ici la fin de 2021, et que le taux de chômage diminue de façon constante jusqu’en 2022. »

Selon les prévisions du DPB, le niveau du PIB nominal retournera ra au niveau des projections pré-pandémie de 2022 à 2025. La remontée de l’assiette fiscale du gouvernement se traduira dans les faits par un retour des recettes budgétaires à leur trajectoire pré-pandémique.

Si l'on met de côté les mesures de relance et les mesures que pourrait contenir le budget de 2021, les risques pour les perspectives améliorées sont relativement équilibrés.

« Toutefois, l’affectation des 70 à 100 milliards de dollars que le gouvernement prévoit au programme de relance et les mesures budgétaires que pourrait contenir le budget représentent un risque à la hausse pour nos perspectives économiques et augmenteront le déficit », note M. Giroux.

Selon M. Giroux : « Si les mesures budgétaires se traduisent par de nouveaux programmes permanents financés par un déficit, la trajectoire viable de la dette par rapport au PIB que nous prévoyons à moyen et à long terme pourrait être inversée. »

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